Thèmes

territoire topoéconomie écotrophologie alimentation relocalisation impacts environnement evalopti cop21 flux création bonne roman photo pétrole

Rubriques

>> Toutes les rubriques <<
· Chroniques (9)
· ACV des agro-ressources (6)
· Pourquoi l'approche "cycle de vie" (2)
· Débat sur la relocalisation (1)
· Un évènement ACV en 2012 (1)
· Débat sur les circuits courts (0)

Rechercher
Derniers commentaires Articles les plus lus

· Quelle Analyse de Cycle de Vie (ACV) des produits Bio ?
· Projet de steack artificiel : la méprise du Pr Mark Post
· Bienvenue sur le blog de François Fuchs
· C'est kérosène et poids lourds contre jardinage ?
· La comptabilité environnementale fait-elle du sur-place ?

· Un évènement "life cycle" en Poitou...
· L'approche "cycle de vie" bien comprise...
· Expérimentons l'affichage "2 D" pour l'alimentaire...
· Pour une révision de l'impact "carbone" du kWh
· L'affichage environnemental passera-t-il l'automne ?
· 2013, année des "produits-sans" ?
· Jouons à la courte filière !
· Quelle régulation pour la communication environnementale ?
· Petites innovations et grandes transitions
· 2016 : après la COP21, une année pour la topoéconomie !

Voir plus 

Abonnement au blog
Recevez les actualités de mon blog gratuitement :

Je comprends qu’en m’abonnant, je choisis explicitement de recevoir la newsletter du blog "lifecycle-poitou" et que je peux facilement et à tout moment me désinscrire.


Statistiques

Date de création : 12.12.2010
Dernière mise à jour : 22.11.2016
21 articles


2016 : après la COP21, une année pour la topoéconomie !

2016 : après la COP21, une année pour la topoéconomie !

Pour analyser le pourquoi et le comment des déplacements de notre alimentation, faisons partout de la topoéconomie...

Au début de cette année 2016, sur la question du raccourcissement des circuits agricoles et alimentaires, la confusion semble malheureusement encore l'emporter. La part du transport dans le fonctionnement des filières agroalimentaires ne devient pas plus lisible qu'auparavant. Et la comptabilité environnementale avance à tout petits pas. Suffisamment lentement pour que les impacts écologiques des flux engendrés par les systèmes alimentaires ne soient pas explicités à ce jour...

Dans les actes du colloque CIAG-INRA "L'évaluation agri-environnementale au service d'une agriculture durable", les différentes contributions parviennent – volontairement ou non – à évacuer totalement l'analyse des déplacements et de leurs effets1.

Il y a quelques années Barbara Redlingshofer nous emmenait sur la voie de l'écotrophologie2, une discipline (davantage pratiquée en Allemagne) qui se propose d'étudier le système alimentaire dans sa globalité. Mais il est bien difficile d'identifier des travaux récents dans ce domaine... L'affichage environnemental des produits n'a pas non plus éclairé le chemin pour comprendre le poids de la logistique. Sur ce terrain de l'information environnementale, les initiatives privées3 prennent de vitesse les institutions, sans apporter de nouvelle visibilité sur la réalité de l'ampleur des activités de transport dont dépendent nos habitudes alimentaires.

Dans le même temps, les dynamiques qui vont dans le sens d'une relocalisation paraissent bien fragiles. L'intention de renouer avec une certaine autonomie alimentaire des régions (comme le proposait il y a quelques années Emmanuel Bailly avec son concept d'écorégion4) est fréquemment critiquée ou marginalisée...

Que nous le voulions ou non, l'heure des crises est arrivée. Crises touchant les transports, et crises touchant les territoires. Et face à elles, les préparatifs pour la réorientation des économies et la transition vers de nouveaux emplois, comme par exemple la GTEC (Gestion Territoriale des Emplois et des Compétences, une démarche d'anticipation territoriale des activités et des compétences) promue par Sol et Civilisation5, sont très timides.

 

Et si l'année 2016 - dans la foulée de la COP21 - pouvait être celle d'un "sursaut", aussi bien en termes de compréhension des réalités économiques et géographiques, qu'en termes de "capacité d'agir" dans le sens de filières et de territoires "plus intelligent-e-s avec leurs transports" ?

 

En prenant le contre-pied d'analyses trop comptables, comme celles qui prévalent dans les diagnostics CLIMAGRI par exemple6, une place plus grande doit désormais être faite à la connaissance des raisons d'être et de la durabilité des flux de produits et des déplacements qu'ils entraînent. Nous proposons la création d'une nouvelle discipline qui se fixerait cet objectif sans parti pris, avec une vision large, à la fois économique, sociale, et environnementale. Nous pourrions la nommer "topo-économie" (ou topoéconomie) pour situer d'emblée son principal objet : s'interroger, au lieu (topos) où l'on se trouve, sur la dépendance des activités économiques vis-à-vis d'autres lieux, et vis-à-vis des transports. Approfondissons la connaissance de notre "écotope" (ou périmètre économique proche), et interrogeons-nous sur le nouveau sens à donner à son développement.

 

Eval-Opti tentera, à son échelle, et dans son "écosystème ouvert", d'animer et de faire essaimer les Cercles de la topoéconomie !

 

Bonne topoéconomie à toutes et à tous en 2016 !

 

1 : lien vers les contenus du colloque, lien direct.
2 : lien vers une publication de Barbara Redlingshofer (2006) sur le site de l'INRA : lien direct.
3 : comme celle de Notéo, qui veut "éclairer les choix de consommation" en donnant des notes à 45 000 produits : lien vers le site.
4 : lien vers une publication de 2005 à ce sujet, sur le site dédié : lien direct (le site n'est plus actif).
5 : le lien vers le guide de la méthode GTEC, lien direct vers le guide.
6 : un exemple d'application de la démarche Climagri, en région Poitou-Charentes, lien direct vers le diagnostic.

 

Retour vers la page d'accueil d'Eval-Opti : ici.

Iconographie (photo ci-dessus) :Biohof © industrieblick - Fotolia.com