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Date de création : 12.12.2010
Dernière mise à jour :
22.11.2016
21 articles
Discussion sur les méthodes d'évaluation, controverse sur l'appréciation des premières tentatives d'affichage sur les produits, débat sur les impacts de l'agriculture biologique... l'environnement donne encore du fil à retordre aux chercheurs, aux entreprises et aux pouvoirs publics qui promettaient de déterminer très vite les ingrédients d'une "économie verte".
Sur ce terrain il s'avère qu'il y a autant d'avancées que de déconvenues, n'en déplaise aux fréquentes "opérations séduction" dont nous sommes la cible via les canaux officiels du marketing durable.Ces trois questions – la méthode, l'affichage, et la reconnaissance des spécificités de l'agrobiologie - ont beau être liées, elles avancent avec de sérieux décalages, chacune à leur propre rythme. Et l'heure est encore aux remises en question sur le fond après un départ précipité.
Nous avons le sentiment que les acteurs des filières de l'agriculture biologique peuvent développer une méthode d'évaluation de leurs spécificités environnementales vraiment innovante, et que cela pourrait servir à d'autres.
En agrobiologie plus qu'ailleurs, la production ne se raisonne pas à l'année mais à l'échelle d'une rotation sur plusieurs années. Et l'agencement des cultures dans le temps est un des leviers utilisés pour mieux maîtriser l'enherbement des parcelles, les maladies des cultures, le maintien de la fertilité des sols. De la mise en place des rotations appropriées dépend la réussite des différentes cultures, et par conséquent leur impact environnemental.
Autrement dit, il ne devrait pas y avoir d'évaluation environnementale des systèmes conduits en agrobiologie qui ne prennent pas en compte la succession des pratiques et des performances à l'échelle de la rotation. C'est une opportunité à saisir pour sortir de la fameuse approche "produit" qui s'est imposée d'elle-même avec l'utilisation d'outils en provenance des bureaux d'étude travaillant pour l'industrie (les débuts de l'Analyse de Cycle de Vie).
Dans les rotations pratiquées par les systèmes en polyculture-élevage se succèdent deux types de productions végétales :
C'est ainsi que le bilan environnemental d'une culture appartenant à la première catégorie dépend en partie du rôle rempli antérieurement (année n-1) à la même place par une culture "agronomique", dont l'effet sera mesurable l'année n en "quintaux de récolte produits sans engrais ni produits phytosanitaires de synthèse".
Nous voyons ici que le périmètre des flux internes au système de production, et notamment la coopération entre productions végétales et animales (les ruminants pouvant valoriser une récolte de luzerne par exemple), offre une marge de manœuvre intéressante pour équilibrer les impacts environnementaux liées aux chaînes de valorisation des produits sortants du système.
Il est évident qu'en agrobiologie comme ailleurs, les animaux et végétaux vendus vont être à l'origine de multiples flux et impacts liés par exemple aux étapes d'abattage, de transformation, de distribution des produits et co-produits, jusqu'à des utilisations finales parfois très éloignées des sites de production.
Le parallèle s'impose avec les impacts indirectement générés en amont des exploitations par la fourniture des services et des moyens de production dont les exploitations en agrobiologie peuvent avoir besoin, appuyés eux aussi sur des chaînes plus ou moins longues et ramifiées.
Le périmètre des flux externes est donc sensé intéresser les agrobiologistes qui souhaitent réduire leur impact environnemental global: leurs productions végétales trouvent-elles des débouchés simples et locaux pour l'alimentation humaine et une destination directe (sans étape industrielle) toute proche pour l'alimentation animale lorsque ce n'est pas sur leur propre atelier de production animale ?
La rotation est ainsi à l'origine d'effets environnementaux de différentes natures à court ou long terme. Son organisation devrait prendre en compte conjointement des objectifs :
De cette façon le système mis en place sera sur la voie de l'optimum : réduction des moyens mis en œuvre pour une forte expression du potentiel agricole local via les productions végétales et animales associées.
Les acteurs de l'agriculture biologique sont semble-t-il les mieux placés pour rappeler aujourd'hui les "évaluateurs" et les "afficheurs" des impacts environnementaux à la table des négociations : la rotation est un déterminant de la valeur environnementale de l'agriculture et des produits qui en découlent. Et elle n'est pas reconnue comme telle par les conceptions et l'outillage actuel.
C'est au prix d'un nouvel effort méthodologique sur ce terrain que les agronomes pourront distinguer les systèmes agricoles les plus intéressants, et qu'une comparaison sera possible entre produits conventionnels et produits issus de l'agro-écologie.
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